Allons dormir entre inquiétude et désarroi. Le ciel est presque éteint. Je voudrais être pierre muette au fond du jardin, crapaud figé contre la souche bleue. Je pense souvent aux contes de l’enfance. Ces contes de Grimm sentant la fougère, le malheur et l’eau de pluie. La boucle peu à peu se ferme. Je voudrais dormir sous la mousse douce du jardin, paisiblement, loin de vos guerres, de vos colères. Je voudrais juste que vous appreniez à m’oublier sans me harasser de vos questions de papier. Allons dormir, comme lorsque j’étais enfant et que je savais déjà que rien ne serait drôle dans cette longue et triste histoire….